Aimen et Gradiant participent au projet de vision multispectrale infrarouge Seers
Le projet Seers, auquel participent Aimen et Gradiant, cherche à développer un système de vision multispectrale sur toute la gamme infrarouge pour une utilisation dans les travaux de surveillance côtière et les infrastructures critiques, ainsi que pour des applications sur les marchés de la sécurité et de la surveillance.
Les centres technologiques galiciens Aimen oui Gradiant participent, avec des entreprises de six pays, au projet européen Seers (Snapshot Spectral Imager for Cost Effective IR Surveillance), qui développe un système de vision multispectrale sur toute la gamme infrarouge, qui sera utilisé pour des travaux de surveillance et de sauvetage, tant sur le littoral que dans les infrastructures critiques.
L'aspect différenciateur de cette solution réside dans son prix, que selon les entités impliquées peut atteindre jusqu'à cinq fois moins. Cela est possible grâce à la combinaison de capteurs basés sur des composants à faible coût, qui incluront différentes gammes d'infrarouges: proche (NIR), à ondes courtes (SWIR), à ondes moyennes (MWIR) et à ondes longues (LWIR).
Pour pouvoir couvrir un spectre aussi large, une optique compacte sera construite et une méthode de traitement sera développée permettant la combinaison des images, ainsi qu'un système d'analyse vidéo capable d'exploiter l'information multispectrale capturée.
'Il s'agit d'un système qui apporte une plus grande visibilité sans faire exploser les coûts', explique Antón García, membre du Département de Robotique et Contrôle d'Aimen. Ceci est possible grâce au fait qu'il est basé sur un module de capteurs non refroidis, ce qui rend les coûts infiniment moins chers.
Le système final permettra de maintenir la visibilité dans des conditions de brouillard et de fumée, ainsi que de détecter les fuites de gaz et les déversements; et de mesurer la température provoquée par des incendies ou des explosions, offrant des données pertinentes pour coordonner, de manière plus efficace, les opérations de sauvetage.
Une fois le projet achevé, l'objectif le plus immédiat est qu'il soit installé à la fois sur des plateformes statiques et sur des drones, pour ensuite élargir son champ d'application aux marchés de la sécurité et de la surveillance.
Le système sera testé sur des dispositifs de surveillance côtière pour faciliter les tâches de contrôle de sécurité dans les ports et la détection de déversements, et améliorer la surveillance du trafic dans les tunnels. Il permettra de mesurer la qualité de l'air et informera sur l'état du tunnel, utile pour la coordination des tâches de secours en cas d'accident.
Aimen contribuera dans le domaine de la vision embarquée, le traitement d'image en temps réel et le traitement des images spectrales, tandis que Gradiant sera clé dans l'analyse vidéo appliquée aux secteurs de la sécurité et de la ville intelligente. L'objectif de ce dernier est de développer le logiciel d'analyse vidéo intelligent qui exploite l'information de tout le spectre infrarouge.
Les systèmes de vision infrarouge ont été fréquemment utilisés dans le domaine militaire et, de manière progressive, ces avancées ont été transférées pour optimiser les tâches de vidéosurveillance et de sécurité dans le domaine civil, dont le marché est estimé atteindre les 57,3 milliards d'euros en 2020.
Composants de Seers
Dirigé par Aimen, le consortium du projet Seers compte sur la participation de la Fondation Centro Tecnolóxico de Telecomunicacións de Galicia (Gradiant), ainsi que de sociétés de six pays, parmi lesquelles se distinguent la française Airbus Defence and Space et l'italienne Thales, que se encargarán de demostrar el sistema en videovigilancia costera y tráfico confinado.
El equipo de trabajo lo completan la española NIT (New Infrared Tecnologies), la turcas MikroSens y Metu-Mems (Middle East Technical University), la holandesa Quest Photonic Devices BV y la Universidad de Glasgow en Reino Unido.
Financiado por el programa Horizon 2020 (Information & Communication Technologies), el proyecto Seers cuenta con un presupuesto de 3,7 millones de euros y tiene una duración de tres años, con un retorno para Galicia de más de 900.000 euros.
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